°! Rastafarisme !°

°! Rastafarisme !°
Donc pour mon 1er article, jvai vous parlé du mouvement Rasta pour que les gens en aprene sur eux...


Histoire du mouvement Rastafari

En 1930, un régent d'une province tribale, prince de son état, hérite du trône de l'Empire éthiopien. Le Ras Tafari Makonnen, petit neveu du grand Ménélik II, 225ème descendant d'une lignée qui remonte au Roi Salomon devient Haïlé Sélassié Ier, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Judée.
Pour les Garveyites, cela ne fait plus aucun doute. Sélassié est le roi noir annoncé par la prophétie. Leonard Howell est un Noir jamaïcain adepte de la pensée de Garvey, qui va pousser le raisonnement un peu plus loin. Il étudie la Bible pendant trois ans, et ses conclusions sont sans appel : Haïlé Sélassié est le messie, le Christ qui revient comme l'annoncent les textes (notamment ceux de l'Apocalypse de Saint-Jean). En effet, la Bible mentionne que le Christ reviendra après environ deux mille ans et qu'à son retour il sera le Roi des Rois, le Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Judée.
Une chose en entraînant une autre, d'autres recherches démontrent qu'une partie de la Bible a été transformée au profit de l'homme blanc ; d'ailleurs, de nombreuses études scientifiques tendent désormais à prouver que vu l'endroit et l'époque, les principaux personnages bibliques, dont le Christ, étaient probablement de couleur. Par le biais de raisonnements en cascade, la pensée Rasta s'élabore.



Les principaux postulats de cette nouvelle évidence sont les suivants : Haïlé Sélassié est Dieu (JAH, par contraction de Jéhovah) ; les Noirs revivent l'histoire des Juifs en Egypte (400 ans d'esclavage, sur une terre qui n'était pas la leur) ; le salut du peuple noir se trouve dans son rapatriement vers l'Ethiopie, au sens étymologique du mot (la terre des faces noires).
Dès lors, de nombreux Noirs jamaïcains dont beaucoup d'adeptes de Garvey adoptent cette nouvelle croyance et se donnent eux-mêmes le nom de Rastafari, du nom civil de Sélassié. Les Rastas sont en rupture totale avec le système, qui (re)devient Babylone, la cité de la perversion et du mal. Les Rastas s'installent d'abord dans les collines, à l'écart de tout et vivent en totale autarcie.
Suivant les recommandations du Lévitique, ils ne se rasent plus, ne se peignent plus et ne se coupent plus les cheveux. C'est ainsi qu'ils héritent de leurs légendaires dreadlocks. Ils ne mangent plus de viande, et fument "les feuilles de l'arbre de vie qui sert à la guérison des nations", autrement dit, la Ganja, en attendant le jour du retour vers Zion, soit la terre promise africaine.
Mais les Rastas sont vite persécutés à leur tour. La police brûle les champs de Ganja, coupe les nattes des adeptes et leur fait subir toutes les humiliations possibles.

De fait, les Rastas se dispersent. Beaucoup émigrent vers les villes, où ils se retrouvent cantonnés dans les ghettos : Trenchtown, Back O'Wall, Dungle, Rema... Les Rastamen sont pacifistes, sages, vivent dans l'amour de leurs prochains et dans le respect des lois divines. C'est en se mariant avec la musique Reggae que le rastafarisme se fera connaître du monde entier, proposant alors aux populations en mal de justice et de dignité, une vision positive et enthousiaste de l'avenir. Car de fils d'esclaves, les Rastas deviennent des fils de Roi.




Croyances et culture rasta

La culture rasta est un tout formé par l'agrégation d'un certain nombre de croyances, de coutumes et de traditions. Il est ainsi vain de proposer une caractérisation exhaustive et universelle de la culture Rasta. Celle-ci est au contraire basée sur la différence et se revendique comme une unité dans la diversité.

Cependant, il existe des points de repères caractérisant les croyances rasta, principalement le port des dreadlocks (mèches naturels et non tréssées que son possesseur laisse pousser sans les coiffer ni les traiters. Mais, si tout Rasta possède des dreadlocks, tout porteur de dreadlocks n'est pa forcément Rasta... , la consommation de ganja, et les habitudes alimentaires ( les rastas sont végétariens). Contrairement aux idées reçues, la Reggae n'est pas en soi une marque caractéristique des croyances rasta, mais bien un vecteur servant le message. Le genre musical le plus proche des Rastas est plutôt le Nyabinghi(Style de musique traditionnel Rasta, façon d'interpréter le tambour Burru). Enfin, une grande partie de la culture rasta est directement inspirée de la Bible, comme le concept de Babylone (la ville de Babylone est représentée dans la Bible comme une cité païenne qui combat les Hébreux. Le Rastafarisme a transposé le mythe à l'époque moderne pour décrire sous le terme de "Babylone" la société occidentale et toutes ses représentations du pouvoir,police, armée,argent...)


Les Rastas sans être machistes ne sont pas pro-féministes, et au sein du mouvement, les femmes n'ont guère de rôle
à jouer.
Rasta n'est pas une religion. Une religion existe au sein d'une structure hiérarchisée (des chefs), d'une structure matérielle (église, temple ou autre) et de procédures (rites, prières, offices etc...). Le rastafarisme est dans ce sens une anarchie totale, sans la moindre ébauche d'organisation, sans chef (au mieux, quelques aînés font autorité), où rien n'a été établi. Le mouvement abrite en son sein différentes branches, séparées par de subtiles différences, allant des plus libres aux plus rigoureuses, comme le groupe appelé "les douze tribus d'Israel" et dont l'un des plus célèbres adeptes était Bob Marley.


Lorsque l'on annonça la mort d'Haïlé Sélassié en 1975, beaucoup de détracteurs du mouvement pensaient que les Rastas ne feraient plus long feu. "On ne peut pas tuer Dieu", clamèrent les fidèles, "on ne peut pas changer la prophétie". On compte environ deux millions d'adeptes à travers le monde aujourd'hui.

"Religion ? Ce n'est pas de la religion... C'est la vie !"
Bob Marley




Liens sur le Rastafarisme :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rastafarisme
http://rastafusion.free.fr/rastafari.htm
http://rootsdub.free.fr/Rastafarisme.htm
# Posté le mercredi 08 mars 2006 11:07
Modifié le vendredi 10 mars 2006 11:59

Hailé Selassié the first...JAH ! RASTAFARI !

Hailé Selassié the first...JAH ! RASTAFARI !
Ethiopie, 1916. Un jeune homme de sang royal, dont la dynastie remonte à plus de 3000 ans en arrière (le Roi Salomon et la Reine de Saba) est nommé régent d'une province de l'empire, par son grand-oncle le Négus Ménélik II.

Ménélik reste célèbre pour avoir créé la capitale Addis-Abeba (1887) et pour avoir repoussé les Italiens hors des frontières lors d'une sanglante bataille à Adoua, (1er mars 1896). Les soldats éthiopiens aux pieds nus et armés de pauvres lances n'avaient fait qu'une bouchée de l'armée adverse pourtant équipée de fusils et d'armes lourdes.
Le jeune Tafari Makonnen aquiert donc le titre de Ras (chef) d'une terre encore ancrée dans des traditions séculaires. Il n'est rien de dire que l'Ethiopie est à cette époque... primitive. Tafari, lui, a reçu une très bonne éducation, parle plusieurs langues, et n'a d'yeux que pour le monde occidental dont il aimerait un jour, reproduire les bienfaits dans son pays.

En 1923, il fait admettre l'Ethiopie à la Société Des Nations, institution créée après la première guerre mondiale pour garantir la paix entre ses membres. Les Italiens voient cela d'un mauvais oeil, car ils gardent au travers de la gorge la raclée subie à Adoua.
Mais la fierté et la dignité de ce petit homme droit comme un "i" a raison des railleries italiennes.

En 1930, le Ras Tafari accède au trône d'Ethiopie et est couronné Empereur. Il hérite de plusieurs titres : Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, Lion Conquérant de la Tribu de Juda et d'un nouveau nom : Haïlé Sélassié (Puissance de la Trinité). Le monde entier assiste aux cérémonies fastueuses, par le biais de la presse et des actualités cinématographiques.

Dès lors, Sélassié s'acharne à moderniser l'Ethiopie. Sur le modèle européen, il fait construire des écoles, des hôpitaux, une université ; il réforme le clergé ; fasciné par les avions, il fait équiper son armée de quelques pièces ; il développe des relations fortes avec l'Angleterre, la France (le Général de Gaulle deviendra un ami et un modèle)...
Mais le monde avance dans une mauvaise direction. Alors que se profile le spectre d'un deuxième conflit mondial, l'Italie s'allie officieusement avec Hitler. Par un jeu de partage aussi injuste qu'arbitraire, "on" offre l'Ethiopie aux Italiens. Haïlé Sélassié cherche à protéger son empire d'une tentative de colonisation et implore le soutien d'une SDN bien embêtée. Le 30 juin 1936, sous les sifflets et les injures, le Négus prononce un discours historique qu'il conclut par "Dieu et l'histoire se souviendront de votre jugement". La SDN venait de démontrer son impuissance, et serait démantelée quelques mois plus tard.
Plus rien n'empêche l'Italie de pénétrer sur le territoire éthiopien. Sélassié est bien déterminé à se battre, mais il sait que son armée ne fera pas le poids. Il s'exile en Angleterre où il réclame de l'aide et des moyens. Churchill a déjà bien à faire avec ses propres ennuis, mais propose à Sélassié quelques armes et quelques chefs militaires.
Se tenant informé par radio de l'évolution de la situation, l'Empereur élabore un plan qui lui permet de rentrer et de bouter les Italiens hors des frontières. L'Ethiopie restera le seul pays africain de l'histoire à


Haïlé Sélassié poursuivra son difficile effort de modernisation. Aux yeux du monde occidental, difficile d'accepter les mérites d'un Noir, fût-il le Roi des Rois : il est "le négrillon", "le macaque" (Dans ces temps de colonisation à tout-va, les chanteurs noirs se produisent encore derrière des rideaux dans certains clubs blancs !). La presse déverse des flots d'inepties et d'insanités destinées à le ridiculiser, toute une propagande dont les effets persistent encore aujourd'hui.

Pour tous les autres chefs d'états africains, en revanche, il est un modèle, admiré et respecté. Sélassié croit encore très fort dans l'amitié entre les peuples : il multiplie les voyages officiels et les gages de bonne volonté. Certains y seront sensibles (la jeune Reine Elizabeth d'Angleterre, J.F. Kennedy, etc...), d'autres moins.
Le Négus fonde l' O.U.A (Organisation de l'Unité Africaine) en 1963. Il fait admettre l'Ethiopie à l'O.N.U., petite fille héritière de la Société Des Nations. Il réforme toujours et encore...

Mais l'Ethiopie est en proie à des tourments intérieurs. L'esclavage est toujours en cours (même si là-bas, un "esclave" est mieux loti qu'un militaire...), la pauvreté et les famines affaiblissent constamment la population.
Un coup d'état visant à renverser le régime est organisé par des généraux et "facilité" par le propre fils aîné de l'Empereur. Les responsables seront exécutés sans pitié. Haïlé Sélassié perd sa femme et un de ses enfants, emportés par la maladie.


Le Négus se replie de plus en plus sur lui-même. Ses proches disent qu'il devient paranoïaque. Le peuple éthiopien, de son côté, a envie de changement (Sélassié a dirigé pendant 58 ans, le plus long règne de l'histoire). Bien que croyant sincère, il s'éloigne de l'église. De plus, l'Ethiopie s'enlise dans une guerre pour le contrôle de l'Erythrée qui n'aura d'autre effet que d'appauvrir encore un peu plus un peuple déjà trop malmené.

C'est ainsi qu'en 1974, Sélassié est renversé par le Colonel Haïlé Mariam Mengistu qui instaure une dictature marxiste-léniniste dans le pays. Mengistu sera lui aussi chassé du pouvoir après un échec total de sa politique et de la résolution du conflit érythréen, puis somalien.

Déporté en Angleterre, Haïlé Sélassié sera déclaré mort en 1975, dans des conditions mystérieuses (on dit qu'il aurait été étouffé par ses geôliers entre deux oreillers, sans qu'aucune preuve ne vienne étayer cette thèse).
Personne ne put voir sa dépouille.

"Tant que la philosophie qui tient une race supérieure et une race inférieure n'est pas finalement et de façon permanente discréditée et abandonnée, partout sera la guerre"
Sa Majesté Impériale Haïlé Sélassié I, discours à l'O.N.U. en Californie, 1968.
# Posté le mercredi 08 mars 2006 11:16
Modifié le mardi 10 juillet 2007 10:01

~Bob Marley : The King of Reggae !~~

~Bob Marley : The King of Reggae !~~
Une ptite bio de mon chanteur préféré, grâce à qui j'ai découvert le Reggae et qui pour mwa est inévitable, inimitable et indétronable...écoute le é aprécié, faite pa sa pour le style...

Chanteur de reggae jamaïcain
Né à St-Ann le 06 février 1945
Décédé à Floride le 11 mai 1981


Robert Nesta Marley dit Bob est élevé au sein d'une famille aux revenus modestes. Il part alors pour Kingston, décision qui lui permet d'enregistrer son premier 45 tours. En 1964, Bob Marley forme un groupe à la genèse d'un mouvement spécifique : le rastafarisme. Le groupe se prénomme 'The Wailers'. . Ils interprètent du ska, au rythme plus rapide que celui du reggae. Un personnage est né : dreadlocks, vêtements aux couleurs verte, jaune et rouge symbolisant le drapeau éthiopien. En 1972, une collaboration fructueuse avec Johnny Nash se concrétise par un titre mythique 'Stir It Up'. Mais 'The Wailers' se séparent, Bob Marley sort alors en solo quelques albums dont 'Rasta Revolution', 'Burnin', 'Babylon by Bus', 'Rastaman Vibration'. . Son ascension est interrompue brutalement ! Victime d'une tentative d'assassinat, il quitte la Jamaïque pour Londres. Le cancer l'emporte à trente-six ans, laissant derrière lui de nombreux fans attristés




Liens :

- pour les paroles jvous conseille ce site



http://marley.jahbob.net/www/accueil/index.php(site complet)
http://trenchtownexperience.free.fr/accueil.htm (site complet)
http://www.alwaysontherun.net/bob.htm (site anglais complet)

- le meilleur site complet sur bob, le rastafrisme et beaucoup d'autres choses, à aller voir
http://mapage.noos.fr/bob.marley
# Posté le mercredi 08 mars 2006 12:34
Modifié le lundi 23 juillet 2007 07:18

°!!!° Discographie de Bob °!!!°

°!!!° Discographie de Bob °!!!°
les plus connu...

Catch a fire

Catch a fire, sorti en 1971, est le premier album issu de la collaboration entre les Wailers et Chris Blackwell. Les ventes seront limitées mais la critique élogieuse. Island positionne les Wailers comme des rockers plutôt que des reggaemen, travaillant les arrangements et le look de l’album en ce sens (un briquet figure seul sur une pochette dépouillée). Les titres de l’album, principalement composés par Bob, annoncent les thèmes clefs des Wailers pour les dix années à venir : la paix, l’unité, la justice sociale, la pauvreté, l’histoire des peuples africains.

Enregistré au Dynamic Sound Studios, au studio d’Harry J. et au Randy's, mixé au studio Island (Londres).
1.Concrete jungle 2.Slave driver 3.400 years 4.Stop that train 5.Rock it baby 6.Stir it up 7.Kinky reggae 8.No more trouble 9.Midnight ravers


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Burnin

Après Catch-A-Fire, Burnin est un album de transition pour Bob Marley et les Wailers. Contraints d’entrer dans le moule promotionnel pour se faire connaître, Bob, Peter et Bunny enchaînent les tournées et les plateaux télé, séduisant les critiques occidentaux par leur travail. L’album, enregistré en Jamaïque, intègre des titres composés avec Lee Scratch Perry, comme Small axe, et confirme le talent d’auteur de Bob. Les thèmes rastas sont développés plus largement, tandis que l’usage des percussions s’étend, dans la tradition burru. Sur la pochette Bob fume d’ailleurs un gros spliff, exprimant par cette pose provocatrice le credo rasta. Problème : des tensions apparaissent au sein du groupe ; Bob prend naturellement le leadership, encouragé par Chris Blackwell, tandis que Peter supporte mal de passer à l’arrière-plan et que Bunny exprime le désir de rentrer en Jamaïque. La campagne lui manque et la grisaille londonienne le déprime. Peter et Bunny quitteront bientôt le groupe, laissant Bob poursuivre sa carrière solo, éclatante et prolifique. Burnin’ marque le début de l’adhésion du grand public au reggae des Wailers, des titres comme Get up, Stand up ou I shot the Sheriff (bientôt repris par Clapton) devenant des tubes intemporels.

Enregistré au studio d’Harry J., mixé au studio Island (Londres). Produit par Chris Blackwell et les Wailers. 1973.

1.Get up, stand up 2.Hallelujah time 3.I shot the sheriff 4.Burnin' & lootin' 5.Put it on 6.Small axe 7.Pass it on 8.Duppy conqueror 9.One foundation 10.Rasta man chant



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Natty Dread
Premier album solo de Bob, Natty Dread prouve qu’il est un grand artiste, soucieux de pousser plus avant son engagement dans la cause rasta. Les dreads ont bien poussé depuis Burnin’, et Bob commence à jouir d’une certaine notoriété depuis que la reprise par Clapton de I shot the Sheriff a attiré les projecteurs vers son compositeur.
Al Anderson, jeune guitariste américain de Blues, rejoint l’orchestre qui soutient Bob, toujours épaulé par les frères Barrett. Bob s’adjoint en outre un trio de choristes féminin, les
I-Threes, formé de "Judy" Mowatt, Marcia Griffith et sa femme Rita Marley. La pochette de l’album continue de mentionner les Wailers, même si la formation initiale a considérablement évolué.
Natty Dread fut un énorme succès commercial et médiatique. Bob s’éloigne du son roots et du Dub qu’affectionnaient les Wailers au temps des délires de Scratch ; l’orientation rock et blues de ses créations lui attache pour longtemps un public de fans à la fois large et fidèle. No Woman no cry, tube sirupeux, ouvre à Bob les portes du star system. Demandé par tout le monde, désormais capable d’attirer en concert plusieurs milliers de personnes sur son nom, il transforme définitivement le reggae en un courant majeur de la musique contemporaine.
Produit par Chris Blackwell et les Wailers. Enregistré au Harry J. Studios, Kingston. Mixé au Basing Street Studios, Londres. 1974.
1.Lively up yourself 2.No woman no cry 3.Them belly full (but we hungry) 4.Rebel music 5.So Jah say 6.Natty Dread 7.Bend down low 8.Talkin’ Blues 9.Revolution


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Rastaman Vibration

Sur sa lancée, Bob Marley continue de développer le message rasta, élargie à des considérations tiers-mondistes. Crazy Baldheads se moque des petits blancs tandis que War, animé d’un souffle historique, met en musique un discours d'Haïlé Sélassié pronocé devant les Nations-Unies pour demander la libération totale de l’Afrique, du Zimbabwe à l’Angola en passant par l’Afrique du Sud. Rastaman Vibration est la plus grosse vente de Bob de son vivant (les compilations dépasseront ensuite les albums originaux). 76, c’est aussi l’année des élections en Jamïque, et les affrontements entre les gangs du PNP et du JLP provoquent des bouffées de violence dans lesquelles Bob se trouve mécaniquement impliqué. En septembre 76, il est victime d'un attentat à son propre domicile. Bob s'en tire avec une balle dans le bras et une autre dans la poitrine ; Rita, sa femme, est blessée à la tête. Don Taylor, le manager des Wailers, est gravement blessé. Bob décide de retourner s’installer en Angleterre. Il y restera deux ans.

Produit par Bob Marley et les Wailers. Enregistré au Harry J. Studios et Joe Gibbs Studios, Kingston. Mixé au Criteria Studios, Miami. Island,1976.
Positive Vibration, Roots, Rock, Reggae, Johnny Was, Cry to me, Want More, Crazy Baldhead, Who the Cap Fit, Night Shift, War, Rat Race


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Exodus

Produit par Bob Marley et les Wailers. Island, 1977.
Bob avait quitté l’atmosphère passionnée de la Jamïque pour trouver refuge en Angleterre. Or, 77 est marqué par de multiples troubles dans l’île, les punks de montrant décidés à foutre le bordel. Bob prête peu attention à ces mouvements, engagé dans son travail de création. Exodus est une nouvelle réussite, due notamment aux arrangements conçus par Junior Marvin, un jeune guitariste dont Bob s'est attaché les services et qui marquera profondément la suite de la carrière des Wailers. L'album parvient à concilier des titres graves, mystiques et politiques avec des morceaux plus légers et plus romantiques. Avec Natural Mystic, Bob donne à entendre une vision panthéiste de sa relation au monde, à la nature et à Jah. Exodus, le titre éponyme, est un long morceau de 7 minutes 30 où Bob décline le thème de l’exil. Enfin, en terminant avec One Love, l’album s’ouvre sur une note d’espoir, encourageant les auditeurs à se montrer confiants dans l’avenir.
L’avenir, pourtant, prend une sale tournure à partir de cette date. Comme toujours, les Wailers se lance dans une méga-tournée internationale après la sortie de l’album. Ils sont désormais connus aux Etats-Unis, et leurs obligations enver un public qui n’en finit pas de s’étendre s’en ressentent. A Paris, Bob est victime d’un accident lors d’un match de foot contre une équipe de journalistes. Lors d’une visite chez le médecin, Bob apprend que son organisme contient des cellules cancéreuses. Contre l’avis de son entourage, Bob refuse de se faire amputer de l’orteil, et met un terme à la tournée. Désormais, il vit avec le spectre de la maladie en lui.

Natural Mystic, So Much Things to Say, Guiltiness, The Heathen, Exodus, Jamming, Waiting in Vain, Turn Your Lights Down Low, Three Little Birds, One Love/People Get Ready


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Kaya

Sorti en 1978 chez Island, Kaya est un ensemble de chansons d’amour (comme Is this love ?) et de morceaux célébrant le mode de vie rasta (Kaya signifie herbe en argot rasta). Composé dans la perspective du One Love Peace Concert, cet album fut présenté au monde lors de la tournée internationale des Wailers en 1978. Certains fans ont pu critiquer l’album, considérant que Bob Marley devenait mou. Il est vrai que Kaya venait après Rastaman Vibration et Exodus. Les Wailers ont souvent justifié cette pause : la situation était devenue trop dangereuse pour poursuivre dans la confrontation verbale. Il était devenu nécessaire de proposer aussi des chansons plus soft, moins combatives, pour ne pas suivre l’engagement dans la violence. Les Wailers voulaient porter la discussion sur le terrain de l’art de vivre, et continuer de séduire les fans occidentaux par des refrains simples et entraînants, qui continueraient de les faire adhérer à la cause rasta. Edité à une occasion historique, Kaya mérite donc mieux qu’un sourire dédaigneux, d’autant que les Wailers prouveront en 79 et 80 qu’ils n’ont rien perdu de leur mordant en éditant Babylon by bus puis Uprising, Survival et Confrontation.

Easy Skanking, Kaya, Is This Love, Sun is Shining, Satisfy my Soul, She's Gone, Misty Morning, Crisis, Running Away, Time Will Tell


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Survival

Survival, c’est un message d’espoir apporté à l’Afrique à l’aude des années 80. Bob a passé une bonne partie de l’année 79 à paufiner cet album, qu’il avait prévu d’appeler Black Survival. Par respect pour le public blanc qui l’a soutenu depuis le début, Bob optera pour un titre plus consensuel. Entièrement composé de titres originaux, Survival est emprunt d’une ferveur militante, appelant à l’unité du continent africain. Plus qu’une consécration, Survival offre à Bob Marley un triomphe moral. Au-delà des disques d’or, le prophète rasta accède au statut de sage. Les Nations-Unies lui décernent la médaille de la Paix ; il est fait citoyen d'honneur de la Nouvelle-Zélande. Comme toujours, la sortie de l’album est suivie d’une gigantesque tournée internationale, du Japon aux Etats-Unis en passant par l’Europe et l’Australie. Bob affirme son statut de superstar. Peu après cette tournée, Bob et les Wailers sont invités par le nouveau gouvernement du Zimbabwe, en reconnaissance du soutien apporté à la lutte pour l’indépendance.

Enregistré au studio Tuff Gong (Kingston). Island, 1979. Produit par : Bob Marley & The Wailers & Alex Sadkin.
So Much Trouble in the World, Zimbabwe , Top Rankin', Babylon System, Survival, Africa Unite, One Drop, Ride Natty Ride, Ambush in the Night, Wake Up and Live


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Uprising

Uprising, malgré son titre, marque une inflexion dans l’oeuvre et le combat de Bob Marley. Les Wailers se sont séparés de Don Taylor après évoir découvert ses talents d’escroc (le titre Bad card lui sera d’ailleurs dédicacé). Le contrat qui les lie à Island touche à sa fin. Bob se sait malade, et peine à se concentrer sur son travail. Au quotidien, les Wailers doivent résister aux médias pour éviter d’être tranformés en bêtes de foire.
Sorti en 1980, Uprising est évidemment brillant, Could You Be Loved apportant une touche disco étonnante et sautillante. Si l’écoute d’Uprising laisse un goût amer, c’est sans doute parce que ses deux derniers titres, Forever Loving Jah et Redemption Song constituent des chants d’adieu de Bob à son public. Au cours de la tournée mondiale qui suit la sortie de l’album, "Tuff Gong Uprising", Bob passera une dernière fois à Paris, au Bourget, devant cinquante mille personnes. A New-York, Bob est victime d’un malaise au cours d’un footing. Il décide de maintenir les dates de la tournée mais doit se résigner après un dernier concert, à Pittsburgh. Il est alors admis dans un hopîtal de Miami. Après un passage en Suisse, Bob décidera de rentre en Jamaïque pour y vivre ses derniers jours. Il n’en aura pas le temps, décédant à Miami le 11 Mai 1981.

Produit par Bob Marley & The Wailers et Chris Blackwell. Enregistré au Tuff Gong Studio, Kingston. Island, 1980.
Coming in From the Cold, Real Situation, Bad Card, We and Them, Work, Zion Train, Pimper's Paradise, Could You Be Loved, Forever Loving Jah, Redemption Song


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Confrontation

Sorti en 1983 chez Island, Confrontation est un album posthume qui surprend tout le monde. Le disque réunit quelques titres sortis exclusivement en Jamaïque dans les années 70, ainsi que des morceaux non retenus lors des enregistrements de Survival et Uprising, comme Buffalo Soldier. Les bandes ont été retravaillées par les Wailers, si bien que le public a vraiment l’impression que Bob est vivant, et qu’il sort un nouvel album..

Chant Down Babylon, Buffalo Soldier, Jump Nyabinghi, Mix up, Mix Up, Give Thanks And Praises, Blackman Redemption, Trenchtown, Stiff Necked Fools, I Know, Rastaman Live up



+LIVE


Live !

Enregistré au Lyceum Theater de Londres et sorti en 1975 sur Island, Live ! est un témoignage délirant de l’émotion dont les concerts de Bob Marley étaient empreints. L’échange entre Bob et son public est perceptible sur No Woman, No Cry tandis que les interprétations fiévreuses de Lively Up Yourself et Get Up, Stand Up démontrent les talents de performers de Bob, fou et emporté dans une transe mystique dans ses concerts enfumés.
Après cette tournée, Bob rentre en Jamaïque pour composer de nouveaux titres et lancer sa propre maison de disque. Il est aidé en cela par Chris Blackwell, qui lui vend une grande maison, futur siège de Tuff Gong, au 56 Hope Road.
Trenchtown Rock, Burnin' And Lootin', Them Belly Full, Lively Up Yourself, No Woman, No Cry, I Shot The Sheriff, Get Up, Stand Up

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Babylon by bus

Enregistré à Paris, Copenhague, Londres et Amsterdam en 1978, Babylon by bus est un live époustouflant sorti sur Island. Il constitue une révélation pour de nombreux groupes de rock, qui comprennent à son écoute qu’il est possible de faire un album live à la fois puissant et pur musicalement. La section rythmique des Wailers (barrett brothers) est mise en avant sur ce disque, auquel Bob voulait absolument donner une tonalité rock, guitares en avant.

Positive Vibration, Punky Reggae Party, Exodus, Stir it Up, Rat Race, Concrete Jungle, Kinky Reggae, Lively Up Yourself, Rebel Music, War/No More Trouble, Is This Love, Heathen, Jamming
# Posté le mercredi 08 mars 2006 13:15

*~War~* de Bob Marley

*~War~* de Bob Marley
cette chanson elle est énorme en concert sur Babylon by bus...écoute la c énorme...é lé paroles sont géniales...

WAR

Until the philosophy which hold one race superior
And another inferior is finally and permanently
Discredited and abandoned,
Everywhere is war, me say war,
That until there's no longer
First class and second class citizens of any nation
Until the colour of a man's skin
Is of no more significance than the colour of his eyes,
Me say war,
That until the basic human rights
Are equally guaranteed to all,
Without regard to race, dis a war,
That until that day the dream of lasting peace,
World citizenship, rule of international morality
Will remain in but a fleeting illusion to be pursued,
But never attained,
Now everywhere is war, war,
And until the ignoble and unhappy regimes
That hold our brothers in Angola, in Mozambique,
South Africa, sub-human bondage,
Have been toppled, utterly destroyed,
Well, everywhere is war, me say war,
War in the east, war in the west,
War up north, war down south,
War, war, rumours of war,
And until that day,
The African continent will not know peace,
We Africans will fight, we find it necessary,
And we know we shall win as we are confident
In the victory of good over evil,
Good over evil, yeah, good over evil,
Good over evil, yeah, good over evil...



Traduction :

Tant que la philosophie qui tient une race supérieure
Et une autre, inférieure, ne sera finalement et en permanence,
Discréditée et abandonnée,
Partout sera la guerre, je dis la guerre,
Tant qu'il n'y aura plus
De première et de seconde classe de citoyens de toute nation,
Tant que la couleur de peau d'un homme,
Aura autant de signification que la couleur de ses yeux,
Je dis guerre,
Tant que les droits fondamentaux de l'homme
Ne seront garantis à tous,
Sans distinction de race, ce sera la guerre,
Tant que le rêve d'une paix durable,
D'une citoyenneté mondiale, d'une moralité internationale,
Ne restera qu'une illusion que l'on poursuit,
Mais qu'on atteint jamais,
Partout sera la guerre, guerre,
Et tant que les ignobles et malheureux régimes
Qui tiennent nos frères en Angola, au Mozambique,
En Afrique du Sud, cet asservissement de sous-hommes,
Ne sera pas banni, totalement aboli,
Bien, partout sera la guerre, je dis guerre,
Guerre à l'Est, guerre à l'Ouest,
Guerre au Nord, guerre au Sud,
Guerre, guerre, rumeurs de guerre,
Et jusqu'à ce jour,
Le continent Africain ne connaîtra pas la paix,
Nous Africains nous nous battrons, puisque c'est nécessaire,
Et nous savons que nous gagnerons, car nous avons confiance
En la victoire du bien sur le mal,
Du bien sur le mal, ouais, du bien sur le mal,
Du bien sur le mal, ouais, du bien sur le mal...
# Posté le mercredi 08 mars 2006 13:24

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